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Lettre d'information

Histoire des eaux à Reims

Origine de l’eau à Reims

Quelques dates extraites du rapport sur Reims en 1907 pour le congrès de l’association française pour l’avancement des sciences :

Un peu d’histoire : trois hommes vont être à l’origine des fontaines à Reims.

Le Chanoine Jean Godinot

Jean Godinot, est né le 21 juillet 1661 à Reims, docteur en théologie, fut chanoine du Chapître métropolitain de Reims (1692), et syndic de la faculté de théologie (1706). S’étant enrichi en cultivant ses vignes de Verzenay et de Bouzy et en vendant des vins très recherchés, il consacra sa fortune à des oeuvres de bienfaisance et dépensa plus de 500 000 livres à construire des fontaines publiques, à fonder des hôpitaux, à établir des écoles chrétiennes et gratuites, et à orner le coeur de la cathédrale de Reims.
Ainsi devenu un bienfaiteur de la ville de Reims, il meurt le 15 avril 1749, à l’âge de 88 ans.
Jean Godinot, fondera le premier hôpital au monde pour les cancéreux, l’hôpital était situé dans le faubourg Saint Denis (actuelle rue Chanzy) il y restera 38 ans, en 1778 sera transféré après plaintes des riverains à la Buerie près des bords de Vesle (proche du quartier actuel de St Anne) jusqu’en 1841, date à laquelle il retournera faubourg Saint Denis, le caractère contagieux du cancer ayant disparu, il ne résistera pas aux obus de la première guerre mondiale.
Le centre anti cancéreux étant devenu l’institut Jean Godinot, renaît en 1925, L’Institut Jean Godinot se trouve près de l’hôpital Robert Debré à Reims, il est encore de nos jours à l’avant garde des techniques nouvelles...

Lévesque de Pouilly (Jean Louis)

Jean-Louis Levesque de Pouilly, est né à Reims, en août 1691 il y est décédé , le 4 mars 1750. Il a étudié a Reims, puis se rend à Paris, s’intéresse aux mathématiques : il est un des premiers en France à commenter les Principes de la philosophie naturelle d’Isaac Newton. Professeur de philosophie, il se tourne vers les lettres devient écrivain, est publié en 1736 "Théorie des sentiments agréables", où l’on établit les principes de la morale. Il devient premier magistrat de la ville de Reims.
En 1748, sous l’impulsion de Louis-Jean Levesque de Pouilly, la Ville de Reims crée une école pour " éclairer l’industrie " . Lévesque de Pouilly rencontre régulièrement Jean Godinot, lui fait part du problème de l’eau et de sa qualité.
Jean Godinot mettra 230 000 livres dans le projet, demandera au père Féry de construire une machine, mais le projet comporte aussi les acqueducs, les canalisations, les fontaines, en 1747, l’eau jaillit des fontaines, la première fontaine inaugurée fut Saint Thimotée.

Le Père Féry

Habile mécanicien et mathématicien, moine au couvent des Minimes. Lui qui écrivait en 1747....
C’est peu que nos collines fournissent un vin délicieux. . Un bien beaucoup plus nécessaire nous manque : l’Eau dont nous faisons usage, au lieu d’être un breuvage bienfaisant, est une liqueur empoisonnée..
Il faut dire que l’eau des puits était loin d’offrir une qualité irréprochable.
On lui imputait quelques maladies dont les goîtres et les cancers...

Chronologie

1747 : le Chanoine Jean GODINOT créa une service d’eau potable afin d’alimenter 17 fontaines publiques disséminées en Ville. L’installation en place fournit alors 36 pouces (soit 751m3) en 24 heures. Le 5 août 1747, inauguration de la première fontaine rémoise place Saint Thimothée, en présence du chanoine Jean Godinot, grand bienfaiteur de la Ville de Reims ...

1842  : Nouvelle distribution d’eau grâce à de nombreux travaux (par un terrassier, M. Huette). Jusqu’ici, l’eau distribuée en ville provenait du canal dit "La Rivière-Neuve", dérivation de la Vesle, puis du Canal de la Marne à l’Aisne. Mise en place d’une roue hydraulique et de deux moteurs à vapeur à l’« Usine des fontaines », développement d’un réseau de distribution qui atteint alors plus de 13 km (les travaux d’extension du service distribution et d’exploitation de la nappe souterraine sont exécutés de 1874 à 1885), alimentant 56 bornes fontaines. Le volume d’eau disponible passe à 4 000 m3 en 14 heures de marche des moteurs, soit 104 litres par jour et par habitant (la population de la ville n’était alors que de 38 359 habitants).

1874  : découverte d’une nappe d’eau par un terrassier (M. HUET). Jusqu’ici, l’eau distribuée en ville provenait du canal dit « La Rivière-Neuve », dérivation de la Vesle, puis du Canal de la Marne à l’Aisne. Les travaux d’extension du service de distribution et d’exploitation de la nappe souterraine sont exécutés de 1874 à 1885.

1875  : Construction du puit central de Fléchambault, et mise en place d’un siphon en fonte de diamètre 500 traversant le lit de la Vesle et passant sous le plafond du canal, pour amener l’eau jusqu’au puisard de l’Usine. Les besoins augmentent et sont passés à 1528 branchements, 121 bornes fontaines pour 70 434 habitants.

1882  : construction du réservoir du « Moulin de la Housse ».

1907  : le réseau a atteint une longueur totale de 107km. Il y a 7 383 branchements qui alimentent des abonnés, les fontaines monumentales, les bornes fontaines, les bouches d’eau et les urinoirs, affectés au service public. La population desservie s’élève à 110 000 habitants. Le volume moyen d’eau produit par jour est de 10 157 m3.

1966 : construction du réservoir de la Faculté.

1970  : construction du réservoir de Croix Rouge.

1973  : construction du réservoir des Epinettes.
Aujourd’hui : 220 000 usagers utilisent le réseau de distribution qui s’étend sur plus de 600km, et 36 000 branchements. En moyenne, prés de 40 300 m3 sont produits chaque jour.

Le traitement des eaux usées à Reims

Le système d’assainissement permet d’assurer :

  • Protection sanitaire : une évacuation rapide des eaux usées, sans stagnation, sans risque pour le personnel chargé de l’exploitation des ouvrages. Dès le XIXème siècle : sous influence des hygiénistes, les systèmes d’assainissement se mettent en place pour lutter contre les épidémies, contre les odeurs, contre l’augmentation des volumes et des dilutions.
  • Protection de l’environnement : Traiter l’eau avant de la rejeter pour éviter que les produits évacués puissent souiller le milieu naturel dans des conditions dangereuses ou même simplement désagréables. Assurant ainsi, le maintient, voire l’amélioration de la qualité des milieux récepteurs.
  • Protection contre les inondations : évacuer les eaux de ruissellement vers le milieu naturel pour éviter la submersion des voies publiques et des sous-sols des milieux bâtis.

Chronologie

1880  : les eaux usées de la ville sont canalisées (en partie) et dirigées vers des champs d’épandages : les Eaux Vannes, vastes terrains à l’extérieur de la ville, servant de filtres naturels, à ces eaux "urbaines".

1963  : construction de la première station d’épuration rémoise, implantée sur le site même des Eaux Vannes.

1999  : la Station d’Epuration est tout simplement remplacée par une station répondant à des normes strictes.

Pour mieux comprendre le fonctionnement de la station d’épuration de REIMSMETROPOLE, cliquer ici.