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Lettre d'information

Protéger

L’eau distribuée par ReimsMétropole provient à l’origine de l’eau de pluie infiltrée jusque dans la nappe de la Craie (voir cycle de l’eau). La qualité de cette eau dépend donc en grande partie des caractéristiques et de l’occupation du sol qu’elle rencontre au cours de son transfert. L’infiltration peut prendre plusieurs années, ce qui explique que l’amélioration de la qualité de l’eau, comme sa dégradation, prend du temps.

L’eau est pompée dans la nappe à partir de champs captants (voir distribuer), qui se trouvent souvent en fond de vallée, où l’eau est la plus facile à prélever. 

 

Protection contre les pollutions accidentelles :

Pour protéger les champs captants contre les pollutions accidentelles, il existe 3 périmètres de protection, obligatoires depuis la loi sur l’eau de 1964 :

  • le périmètre de protection immédiate : il est matérialisé par un grillage qui entoure directement les forages. Dans ce périmètre, toutes les activités sont interdites, à l’exception des activités liées à la production de l’eau ;
  • le périmètre de protection rapprochée : plus grand que le précédent, il n’est pas matérialisé sur le terrain. Cependant, il est noté précisément dans les documents d’urbanisme des communes ;
  • le périmètre de protection éloignée : encore plus grand que le précédent, ce périmètre n’est pas obligatoire. Il n’impose en général pas de règles très strictes, mais il est également repéré dans les documents d’urbanisme et permet de rester vigilant sur le respect de la réglementation générale. 

 

Lutte contre les pollutions diffuses :

Les captages sont également soumis aux pollutions diffuses, correspondant à des concentrations de polluants (molécules phytosanitaires et nitrates) beaucoup plus faibles, mais sur des surfaces très importantes. Souvent montrées du doigt, les pratiques agricoles ne sont pas les seules à contribuer à ces pollutions : l’entretien des espaces verts, des jardins, voiries ou encore le mauvais traitement des eaux usées peuvent également jouer un rôle important.

Il est donc nécessaire de protéger la projection en surface de la partie de la nappe qui alimente les captages : les "Aires d’Alimentation de Captages" (AAC).

Ces surfaces peuvent être très importantes : jusqu’à plusieurs milliers d’hectares pour les captages de ReimsMétropole. Il n’est donc pas concevable d’y interdire des activités, comme pour lutter contre les pollutions accidentelles, mais il est important d’y diminuer les pollutions à la source. Cette solution est en effet plus durable et moins coûteuse à long terme que de chercher de nouvelles techniques de traitement de l’eau. L’idée est donc faire évoluer les pratiques et de réaliser des aménagements, pour que chaque activité puisse se poursuivre en impactant le moins possible pour la ressource en eau.

Les acteurs volontaires peuvent se faire accompagner techniquement ou financièrement dans leurs efforts par des partenaires (voir la liste des partenaires).

En revanche, si les résultats des actions volontaires ne sont pas jugés satisfaisants, le Préfet de la Marne pourra obliger les acteurs à modifier leurs pratiques sur certaines Aires d’Alimentation de Captages. 

 

Actions de protection de la ressource en eau

14 orientations ont été retenues, représentant près de 50 actions à mettre en œuvre, dans les domaines des pollutions accidentelles, des pollutions diffuses agricoles et non agricoles. Ces actions se rassemblent autours des thématiques suivantes :

  • mesures Agro-Environnementales : portées par l’Etat et l’Europe et financées par l’Agence de l’Eau Seine Normandie ;
  • animations techniques agricoles et viticoles, accompagnant les agriculteurs et viticulteurs modifiant leurs pratiques (rencontre d’exploitants en Agriculture ou Viticulture Biologique, techniques d’entretien du sol)
  • charte d’entretien des espaces publics et la charte "jardiner en préservant sa santé et l’environnement" ;
  • observatoire des pratiques phytosanitaires Agricoles et Viticoles ;
  • actions de communication,
  • sensibilisation des gestionnaires d’infrastructures (voies ferrées, bords du canal, etc.). 

Acteurs partenaires

En parallèle des agriculteurs et viticulteurs, nous retrouvons :

l’Agence de l’Eau Seine Normandie contribue techniquement et financièrement aux projets visant à préserver les ressources en eau.
la Chambre d’Agriculture de la Marne accompagne les exploitants vers l’agriculture et la viticulture raisonnées, pour préserver la qualité de l’eau.
Le Comité Interprofessionnel du Vin de Champagne  représente la profession viticole et met en place des plans d’actions successifs afin de préserver les ressources en eau.

Fédération Régionale des AgroBiologistes de Champagne Ardenne oeuvre à la promotion du mode de production biologique, réel atout pour la préservation de la qualité des eaux. 

Fédération Régionale de Défense contre les Organismes Nuisibles de Champagne Ardenne accompagne les acteurs en zones non agricoles vers des alternatives à l’utilisation des produits phytosanitaires.
  Syndicat mixte Intercommunal d’Aménagement du BAssin de la VEsle élabore, met en place et suit les contrats de partenariat entre l’Agence de l’Eau et les acteurs de l’eau sur le bassin de la Vesle (CGE).

Les communes du territoire (communes de l’Aire d’Alimentation du Captage de Couraux) participent à la diffusion de la lettre d’information « l’O à la Lettre » dans leur bulletin municipal. Certaines d’entre elles diffusent également cette information sur leur site internet : 

Ludes
Taissy
  Rilly la Montagne
  Sillery
Chigny les Roses
Mailly-Champagne
Verzenay
  Nogent l’Abbesse, Puisieulx, Prunay.

et également : les services de l’Etat (DDT, DREAL).